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Nouvelle pratique pour les Seahawks

Toujours à la recherche d’excellence, le club a instauré une nouvelle forme d’entraînement durant la saison. Désormais, les lendemains de match les joueurs élites suivront un cours de Yoga.

Nous sommes partis à la rencontre de Soraya, la personne derrière ce super projet.

Bonjour, je m’appelle Soraya, j’ai 33 ans et je suis la directrice du Studio SoHam, un centre de sport et bien-être aux Pâquis. Mon objectif auprès des Seahawks est d’accroître leur capacité physique et mentale à travers une pratique régulière de Yoga.

Tu es prof de Yoga depuis plusieurs années, tu as même ouvert ton propre studio, comment t’es venue l’idée d’en faire ton métier ?


Faire de ma passion, mon métier, tel était mon objectif. Je voulais pouvoir apprendre, m’entrainer, partager, soigner et découvrir, le tout dans un seul et même lieu, c’est pour cela que j’ai créé le Studio SoHam.


Mon parcours est atypique. De formation je suis spécialiste en marketing digital, je suis aussi entrepreneuse (créatrice d’une entreprise de conciergerie privée de luxe à Rio de Janeiro et du Studio SoHam à Genève), thérapeute en Yoga, thérapeute en formation en Médecine Chinoise, professeur de Ginástica Natural et pratiquante de Jiu-Jitsu Brésilien.

On entend de plus en plus parler des bienfaits du Yoga pour le sport, peux-tu nous en dire davantage ?

Habituellement, les athlètes s’étirent. Le stretching est une pratique linéaire, ce qui implique un mouvement dans une seule direction apportant des bienfaits répétitifs. Le Yoga est une pratique multidirectionnelle, qui augmente la mobilité et la flexibilité, renforce les articulations, relâche les tensions musculaires et calme le système nerveux. Le Yoga répond aux défis des sportifs de haut niveau : diminuer le risque de blessures, améliorer la performance sportive et faire face au stress lors des matchs.

Le football américain est, peut-on dire, à l’opposé du Yoga. Que peut apporter une telle pratique aux joueurs ?

Pendant un match, les joueurs passent par des intensités physiques et mentales différentes: observation, accélération, changement brutal de direction, rotations, projections, positions inconfortables, voire douloureuses, chocs intenses. Le Yoga apporte les mêmes sensations, mais en étant 100% connecté à soi-même. Le focus est tourné vers l’intérieur, vers le corps et le mental, en faisant abstraction des éléments extérieurs. Une pratique complémentaire au football américain : améliorer les aptitudes physiques – force, mobilité, flexibilité – tout en ayant un contrôle sur le mental – calme, focus et détermination.

Pour la majorité des joueurs, c’était leur première séance de Yoga. Qu’est-ce qui t’a marquée dans ce cours ?

Contre toute attente, les joueurs étaient impatients de cette 1ère séance. Pendant la 1ère pratique ils ont tous été silencieux et concentrés. J’ai ressenti une réelle implication, une envie de prendre soin d’eux. Après le cours, le retour a été très positif. Ils ont tout de suite ressenti les bienfaits sur le corps et le mental.

2 sur 2 pour Genève

Victoire convaincante des U19s

Nos juniors ont réussi haut la main leur premier véritable test de la campagne 2019, disposant des Grizzlies de Berne par le score sans appel de 63-28. Alors que l’unité défensive fût mise à l’épreuve par une attaque bernoise très ouverte et axée sur la passe, l’offense des jeunes Hawks n’a pas été stoppée une seule fois, marquant un essai à chacune de ses 9 possessions. C’était sans doute une journée mémorable pour le porteur de balle Joan Genthod qui a marqué pas moins de 6 touchdowns dont deux sur des courses de plus de 50 yards. Ses homologues Alexandre Gagliardi (2 essais) et Tobia Liparulo (1 essai) ont complété le pointage. Benaya Alerini, à sa deuxième saison aux commandes de l’attaque Wing-T, a fait preuve de belle commande des outils à sa disposition, complétant 4 de ses 6 passes pour un total de 84 yards en plus d’orchestrer une belle action sur un jeu d’option.


Les jeunes seront en congé pour les deux prochains weekends avant de reprendre le 28 avril à Winterthur. Ce repos permettra aux réguliers Ricardo de Sousa et Macdiel Betancourth de rejoindre l’effectif, eux qui étaient tenus à l’écart jusqu’ici par des élongations musculaires subies à l’entrainement.

Suspense pour la première !

48 minutes de temps réglementaire n’ont pas été suffisantes pour départager les deux équipes hier après-midi dans un match durement contesté du début à la fin.

Les Gladiators de Bâle ont fait preuve d’un jeu tenace qui a suffisamment déstabilisé leurs hôtes pour les mener à deux doigts de la victoire. Les visiteurs ont pris les devants lors de leur deuxième possession offensive seulement, sur un scramble de 17 yards de leur quarterback import Bo Coleman. Véritable anguille, Coleman fût l’épine dans le pied de la défense genevoise tout au long du match avec sa capacité de prolonger les actions pour trouver un receveur libre, souvent le numéro 1 Rene Fink. Les Hawks ont manqué une opportunité en or pour prendre les devants juste avant la mi-temps quand ils ont eu le droit à un jeu supplémentaire à un yard de l’en-but bâloise suite à une faute commise par les visiteurs. Malheureusement, les genevois ont cafouillé leur communication et la première demie a été sifflée : score 7-5 en faveur de Bâle.

Mike Sousa, stoppant le QB Bo Coleman


En deuxième demi, les Hawks ont rapidement marqué leur premier touchdown du match sur une avancée de 3 yards du runningback Morgan Nkule. Mais les Gladiators ont riposté peu de temps après, avec la connexion du jour : quarterback Bo Coleman au receveur Rene Fink, 14-11 Gladiators. Quelques possessions plus tard, après un drive de 75 yards qui a calé sous l’ombre des poteaux, le receveur Mateo Horber a égalisé le score sur un field goal de 28 yards.

Mateo Horber égalisant avec un Field Goal

Les règles NCAA (le Football Américain au niveau international se joue sous les règles universitaires américaines, NCAA étant un acronyme pour « National Collegiate Athletic Association ») prévoient une forme de fusillade, chaque équipe ayant une possession à 25 yard de l’embut. Avec le choix, les Gladiators ont opté de commencer en attaque et leur possession a pris fin sur une tentative de field goal échouée. Sur seulement leur deuxième action, le quarterback des Seahawks Kyle Graves a rejoint le receveur Chris Dalzell qui s’est faufilé 21 yards pour sceller la victoire – score finale 20-14.

Le capitaine Phil Reding félicitant Chris Dalzell pour son Touchdown en Overtime.

Prochain match : le lundi de Pâques à Coire contre les Calanda Broncos.

Une victoire historique pour les Seahawks

Pas d’entrée en matière progressive pour nos Hawks

Pour leur premier match en 2019 ils recevaient nul autre que les doubles champions en titre, les Calanda Broncos. Vainqueur des Seahawks lors du Swiss Bowl 2018, les Broncos avaient déjà un match sous la ceinture, une victoire de 35-14 aux dépens des Warriors de Winterthur dans un match contesté jusqu’à la mi-temps : les Grisons ont pris le large en deuxième demi une fois qu’ils aient trouvé leurs repères.

Si les Broncos dominent le paysage footballistique suisse depuis maintenant plusieurs années, c’est parce qu’ils présentent toujours un gros défi physique pour leurs adversaires – hier n’était pas une exception. Pour se donner une chance de gagner, les Seahawks devaient trouver les moyens de ralentir l’armada terrestre des Broncos qui met en avant le massif porteur de balle Steffen Haenelt et une ligne offensive expérimentée, technique et physique. Or, malgré quelques passages difficiles, la défensive genevoise a réussi à limiter les visiteurs à deux maigres scores. Et sur le jeu décisif du match, alors que les Broncos venaient de réduire l’écart à deux petits points avec trois minutes à jouer, leur transformation à deux points fut stoppée grâce au superbe travail des défenseurs John Vacas #2 et Phil Reding #6, tous deux impliqués sur le plaqué à quelques centimètres de l’embut.

Transformation 2 points stoppé par la défense genevoise.

Offensivement, le joueur du match pour les Hawks était sans doute le quarterback Kyle Graves qui, en plus de lancer une passe de touchdown à Antoine Brandt #4, s’est esquivé de sa pochette à plusieurs reprises pour faire avancer les chaînes. Ses débordements et son jeu physique ont donné une autre dimension à l’attaque des Hawks tout en complétant les courses intérieures du runningback Morgan Nkule #24.

Peut-être une petite victoire au score (14-12) mais un pas énorme pour les Hawks qui vainquent Calanda pour la première fois de leur histoire en LNA.

Le Running Back Morgan Nkule

Dimanche prochain les visiteurs seront les Gladiators de Bâle qui ont défait les Warriors de Winterthur 34 à 7 hier. Kick off à 14h00 au Centre Sportif de Vessy.

Une balade pour nos U19s

Après une longue préparation, il était temps de plaquer un adversaire et non pas un coéquipier ! Si le premier match des jeunes Hawks devait avoir un thème, ça serait bien celui-là. L’équipe de Lucerne n’était tout simplement pas à la hauteur devant une équipe genevoise qui aligne presque le même effectif que celui qui a traversé la saison régulière de 2018 sans défaite. Les lucernois ont fini l’après-midi avec une note offensive dans le rouge tant la défensive des Hawks était étouffante. Offensivement, pas moins de cinq joueurs ont marqué des essais : le receveur Sam Philippoz et les porteurs Tobia Liparulo, Alexandre Gagliardi et Joan Genthod. Même la défense a contribué au score quand le linebacker Eric Caporizzi a ramassé un fumble et l’a retourné sur une trentaine de yards pour le touchdown.
Cette victoire de 69-0 doit disparaître du rétroviseur rapidement car nos jeunes vont recevoir les Bern Grizzlies, équipe U19 championne en 2018, dans une semaine. Kick off dimanche 7 avril à 11h00 au Centre Sportif de Vessy.

1ère rencontre pour les filles

Salut Alexandre, depuis peu, tu es le coach principal de l’équipe féminine, peux-tu nous dire quelques mots sur cette nouvelle catégorie ?

La catégorie féminine est pour moi un nouveau challenge car c’est un tout nouveau championnat qui vient d’être créé et par conséquent, nous ne connaissons rien des adversaires que nous allons affronter cette saison. Il y aura 4 équipes, St-Gall qui possède aussi une équipe Tackle féminin, les Firebirds de Zurich, les Neuchâtel Knights et nous-même.

Il y a un mois de cela, vous affrontiez pour votre 1er match de préparation, les Knights de Neuchâtel, comment s’est passé la rencontre ?

Les 2 rencontres se sont très bien déroulées, nos joueuses ont pu comprendre et mettre en pratique ce qu’elles avaient appris. Elles ont remporté les 2 rencontres, sur le score de 20 à 14 et 20 à 8. Plusieurs erreurs ont été commises mais c’est tout à fait normal lors d’un premier match.

Première année de création et déjà vous participez au championnat Suisse, qu’attends-tu de cette jeune équipe ?

Qu’elles se donnent à fond et qu’elles ne regrettent rien !

Geoffrey, le U19 surclassé

Présentation de Geoffrey, jeune joueur qui était supposé jouer sa dernière année en Junior a plutôt opté de passer directement en élite, une décision soutenue par le staff technique.

Je m’appelle Geoffrey Devos, j’ai 18 ans et j’ai commencé le football américain à l’âge de 11 ans à Thonon chez les Black Panthers, j’ai eu envie d’essayer le foot US  grâce à mon père qui était un ancien joueur du club, et mon premier coach a été Larry Legault.

En 2014 avec les BP nous avons remporté le titre de champion de France U16 et de champion régional en 2015. En 2016 j’ai rejoint les Geneva Seahawks, ou j’ai eu une très belle saison en U19, notamment avec une sélection en équipe nationale Suisse.

2018, une saison presque parfaite avec une seule défaite en finale. Et désormais, surclassé pour jouer avec l’équipe élite.

Geoffrey en équipe Suisse

Comment appréhendes-tu cette nouvelle saison face à des adversaires plus lourds que toi ?

Je suis très serin. Pour moi c’est un nouveau challenge et l’équipe est là pour me pousser vers le haut. Je me réjouis de jouer dans la cour des grands.

L’an dernier tu étais un des anciens de l’équipe U19 et maintenant tu es le plus jeune, qu’est-ce que cela te fait ?

Cela ne peut que me faire du bien que de jouer avec des plus âgés que moi. J’ai encore énormément de chose à apprendre en connaissance comme en technique et côtoyer des joueurs qui ont beaucoup d’expérience comme Franck Galvin me fera le plus grand bien.

Quel est ton objectif personnel pour cette saison ?

A titre personnel, mon objectif est d’emmagasiner un maximum d’expérience et de donner le meilleur de moi-même pour que toute l’équipe puisse compter sur moi.

Merci pour ces réponses et nous te souhaitons une très bonne saison.

Kyle Graves

Depuis un peu moins d’un mois, l’attaque des Seahawks est pilotée par un nouveau quarterback, le Canadien Kyle Graves. Nous allons faire sa connaissance.

Raconte-nous un peu ton parcours.

J’ai 29 ans et je suis né à Newmarket, une ville à côté de Toronto au Canada. J’ai ensuite passé mon enfance à Barrie qui est à 90 minutes au nord de Toronto. Mes parents y habitent toujours. Jeune, j’ai fait plusieurs sports, passant d’un à l’autre selon les saisons : football, basketball, baseball et même un peu d’athlétisme. J’ai joué mon football universitaire à Acadia, une petite fac dans la province de Nova Scotia, sur la côte est du Canada où j’étais quarterback et punter.

Par la suite, j’ai passé 5 saisons dans la CFL (Ligue Canadienne Professionnelle de Football) avec les Alouettes de Montréal et les Argonautes de Toronto. J’étais un peu leur couteau suisse : principalement receveur de passe, mais également quarterback d’urgence, punter remplaçant, holder et membre actif des unités spéciales.

Tu as joué en Allemagne en 2018 avec les Dusseldorf Panthers. Quelle était ta motivation à essayer l’Europe ?

Honnêtement, je cherchais simplement une autre expérience, tant sur le plan sportif que culturel. De plus, le timing de la saison en Europe se conjuguait parfaitement avec mes responsabilités en Amérique.

Ceci nous même à la question suivante : tu as été récemment embauché en tant qu’entraineur offensif à Mount-Allison University. Explique-nous comment cela est arrivé et si tu envisages déjà faire du coaching ta carrière ?

Je connaissais déjà l’entraineur chef – j’avais évolué sous ses ordres en tant que joueur et j’ai même entrainé un peu à ses côtés. Les choses se sont faits tout seul. Pour la suite, on verra.

Cela maintenant un mois que tu es sur Genève, comment se passe la vie ici pour toi ?

Découvrir une nouvelle ville est toujours une expérience fascinante, tout est nouveau. La ville est agréable et le système de transport public est pratique. J’ai hâte pour les beaux jours – on me dit que la ville se transforme ! Aussi, j’avais déjà quelques années de français à l’école et mon oreille commence lentement à s’accoutumer. Par contre, il faut que les gens parlent lentement pour que je comprenne bien. Parler est une autre affaire ! Peut-être dans quelques mois !

Quelles sont tes impressions de l’équipe et de tes nouveaux coéquipiers ?

J’ai de la chance, c’est un bon groupe qui m’a super bien accueilli. De plus, il y a vraiment quelques bons joueurs dans l’équipe.

En tant que joueur, que comptes-tu apporter à l’équipe ?

C’est assez simple : une bonne attitude, un bon éthique de travail et du leadership. Je ne suis pas le joueur le plus vocal – j’essaie plutôt de montrer l’exemple.

Finissons par une note légère. Réponses rapides exigées !

Plat favori ?

Côté de bœuf et purée de pommes de terre

Film favori ?

« How to train your dragon »

Genre de musique ?

EDM

Passe-temps ?

N’importe quoi lié au Football

L’endroit que tu dois visiter ?

Rome

Merci Kyle et bienvenu !

Seahawks Family

Je supporte les Geneva Seahawks

Vous êtes un ancien joueur ? Un de vos proches joue au sein des Geneva Seahawks ? Vous souhaitez supporter davantage le Club ? Ou simplement promouvoir le football américain à Genève ? Devenez membre de la Seahawks Family.

La Seahawks Family est une association dédiée aux supporters des Geneva Seahawks pour développer le football américain dans la région. Pour seulement 60 CHF, vous devenez membre et bénéficiez de privilèges :

  • 15% de rabais sur les produits de merchandising des Geneva Seahawks et de la Seahawks Family,
  • 50% de rabais sur les trajets en bus pour les phases finales à l’extérieur,
  • Être membre du Club (convocation et droit de vote à l’assemblée générale des Geneva Seahawks, invitation aux évènements),
  • Une invitation à la soirée annuelle de la Seahawks Family,
  • Un accès gratuit à la tribune du stade de Vessy*,
  • Une boisson offerte à la buvette pour les matchs à domicile*.

* Sous réserve de modification

Nous serons présents, lors de la soirée du SuperBowl organisée au Radama Encore Hotel le 3 Février, et serons ravis de répondre à vos questions et de récupérer vos adhésions.

Pour toute inscription et/ou information complémentaire, vous pouvez contacter la Seahawks Family à family@seahawks.ch.

Une première mondiale.

Le vendredi 15 février à 18h30 les Seahawks participeront à une première mondiale : le Châtel SNOWBOWL.

Organisé par le club des Black Panthers, en collaboration avec Châtel Tourisme, ce spectacle sportif inédit se déroulera au cœur du village (1200m d’altitude) dans 20 centimètres de neige, le tout dans une ambiance festive avec DJ, light show et autres.

Les règles seront adaptées à un petit terrain et pour le spectacle. Les quatre clubs participants seront les Black Panthers (Thonon les Bains), les Bisons (Besançon), les Avalanches (Annecy) et bien sûr, nos Hawks.

Restez alerte pour plus d’informations d’ici les prochains jours.

Super Bowl LIII: Quoi de neuf?

Il y a 17 ans, ces deux mêmes équipes se sont affrontées lors du Super Bowl XXXVI. Tom Brady n’était qu’à sa deuxième saison professionnelle et avait été propulsé dans le rôle qu’il occupe toujours aujourd’hui suite à la blessure du titulaire Drew Bledsoe en tout début de saison. Bill Belichick était lui aussi à sa deuxième saison avec les Patriots et, alors qu’il bénéficiait d’une solide réputation comme un des meilleurs coachs défensifs du circuit, voyait remettre en cause ses capacités de head coach suite à son expérience à la barre Cleveland Browns. En 2001, personne ne pouvait imaginer comment ce duo allait marquer l’histoire de la NFL : 5 titres de Super Bowl (avec 9 participations), 9 titres de conférence (AFC), 16 titres de division (AFC East) et une moyenne de matchs gagnés de 74% !

En embauchant Sean McVay avant son 31ième anniversaire en 2017, les Rams de Los Angeles ont fait de lui le plus jeune head coach dans l’histoire de la NFL. Choix judicieux, car seulement 24 mois plus tard les Rams sont à un match de leur premier titre NFL. McVay, comme Belichick, vient d’une famille de football. Son grand-père, John McVay était head coach des New York Giants (1976-1978) et plus tard cadre avec les 49ers (1980-1996). Aussi jeune soit-il, il a déjà plus de 10 années d’expérience dans le coaching au niveau NFL et a travaillé sous les ordres de coachs aguerris comme Jon et Jay Gruden ainsi que Mike Shanahan. Très tôt, McVay avait une idée claire de sa philosophie et de l’empreinte qu’il allait apposée à une équipe sous ses ordres. En acceptant le poste des Rams, il se joignait à une organisation qui possédait déjà, sans qu’il ait fait ses preuves, sa pièce maîtresse : un quarterback de 22 ans, choisi au premier rang du repêchage, bourré de talent et qui n’attendait qu’une chose : l’arrivé d’un coach qui allait conjuguer leurs avenirs dans un sort commun.

Dans le sport professionnel, Bill Belichick est une anomalie. Son succès de longue durée à la tête des Patriots est sans doute en parti la conséquence du support inconditionnel d’un propriétaire assez intelligent pour accorder à son coach une liberté de fonctionnement qui s’est avérée largement justifiée. C’est un des rares exemples dans le sport professionnel d’une direction bien accordée. Belichick assume ses décisions sportives sans la moindre préoccupation des perceptions extérieures. Ce qui peut paraître normal ne l’est plus du tout dans un ère où les lynchages médiatiques sont des plus communs – et Belichick est bien placé pour le savoir suite à son dénouement avec les Browns.

Cet homme de 66 ans a été exposé à l’art du coaching dès le plus jeune âge ; déjà à 10 ans il analysait des vidéos de match en compagnie de son père, Steve, un coach de carrière et pionnier dans le domaine du scouting de l’adversaire (NDLR En 1962 Steve Belichick a écrit le livre référentiel sur le sujet : Football Scouting Methods). Ses connaissances encyclopédiques de son sport, développées sur plus de 50 ans et aiguisées par la perspective d’un spécialiste en défense (car les meilleurs coachs sont des coachs défensifs) permet à Belichick de s’ajuster en fonction de tous les paramètres et de donner un véritable sens à la citation de Sun Tzu :

« Une formation militaire atteint au faît ultime quand elle cesse d’avoir forme. Sitôt qu’une armée ne présente pas de forme visible, elle échappe à la surveillance des meilleurs espions et déjoue les calculs des généraux les plus sagaces. »

Coach défensif de formation, Belichick utilise ses connaissances pour aiguiller les dirigeants de son attaque – il comprend plus que quiconque ce qui pose des problèmes aux unités défensives. Sous ses ordres, les Patriots exploitent tous les groupements de personnel en attaque : allant de formations sans runningback à des formations déployant trois tightends. Vous pouvez parier que si les tactiques dans la NFL tendent vers une direction, les Patriots tendront dans l’autre – être à la mode n’a jamais préoccupé l’homme aux pulls à manches coupées.

Par conséquent, alors que les Patriots ont un coordonnateur offensif excellent en la personne de Josh McDaniels, l’attaque est tout de même marquée profondément par les empruntes du head coach. Et quand son coordonnateur défensif de 6 saisons, Matt Patricia, a quitté l’an dernier pour devenir head coach des Detroit Lions, Belichick n’a même pas vu la nécessité de nommer un successeur…les figurants peuvent tourner mais tant que l’acteur principal est là…

Sean McVay est peut-être le plus jeune head coach dans la NFL mais il reconnaît la valeur de l’expérience, surtout du côté défensif.  Son coordonnateur défensif, Wade Phillips, possède 42 années d’expérience dans le coaching NFL et, tout comme Belichick et McVay, provient d’une famille où le football occupait le premier plan. Son père, Oail Andrew « Bum » Phillips a été head coach dans la NFL pendant une vingtaine d’années et a joué un rôle déterminant dans le choix de carrière de son fils Wade.

Alors ce match…

La capacité des deux unités défensives de freiner les attaques adverses décidera du sort du match – rien de révélateur ici mais les deux défis présentent des intrigues différentes. Depuis plusieurs années, suivant la vision de Belichick, l’attaque des Patriots peut prendre une forme différente d’une semaine à l’autre, en fonction des faiblesses de l’adversaire. Tout a son sens : le head coach décideur qui embauche des joueurs d’équipe capables de mettre en œuvre des plans de match élaborés : intelligent, robuste, fiable et techniquement compétent sont les premières qualités recherchées par le patron. En face, Phillips à son tour présentera une défense sans forme, un hybride qui ressemble parfois à un schéma 34 et d’autres fois à une 43. L’attaque des Patriots continue d’être efficace malgré l’usure et l’âge de leurs pièces maitresses ; serait-ce ce match où soudainement il leur manque un pas et ils entament la descente inévitable vers la médiocrité que tout le monde leur prédit depuis quelques années ? C’est tout ce que les partisans des Rams leur souhaitent ! Mais c’est l’autre confrontation qui présente le plus d’intérêt – celle entre le jeune head coach (et spécialiste offensif) prodigue des Rams et l’incontestable maitre défensif qu’est Belichick.

Spécificités

L’attaque des Rams utilise beaucoup de formation compressées, appelées Bunch ou Cluster dans le jargon des initiés. Ces formations posent des problèmes spécifiques aux défenses adverses. Premièrement, l’alignement proche des receveurs permet l’utilisation de tracés croisés qui sont difficiles à marquer en man to man. Mais encore plus important, ces formations présentent des défis importants sur les jeux au sol qui attaquent le coin de ligne : bloques en angle, bloques croisés, motions rapides, feintes de bloque et passe, tout est possible. Pour bien défendre ce schéma, il faut une défensive disciplinée et bien structurée. Déjà cette année, plusieurs équipes ont échoué lamentablement devant les feintes myriades des Rams.

Le jeu d’échecs

La force motrice de l’attaque des Rams est le outside zone – un jeu au sol qui attaque le coin de la défense tout en donnant la possibilité au porteur de balle de bifurquer selon les réactions défensives. Si une défensive doit tricher (modifier sa structure ou ses réactions) pour arrêter ce jeu, elle s’expose à tout un inventaire de jeux complémentaires que les Rams exploitent à merveille. Regardez juste une action des Rams contre les Lions cette année (Vidéo 1 et Illustration 1).

Rams Outside Zone

Les Lions sont en défensive man to man et utilise un front écarté (les deux tackles défensifs sont alignés sur l’extérieur des guards et le defensive end du côté des trois receveurs est aligné très large dans l’optique d’ancrer le coin de ligne). Les mouvements intérieurs de la part du tightend (pour bloquer) et du premier receveur (feinte de reverse) font suivre les défenseurs qui sont en man to man. Le seul receveur restant, anticipant man to man, ne fait que courir un tracé bidon pour éliminer le défenseur qui lui est assigné. Le guard droit domine la technique 3 et le tackle droit n’a qu’à bloquer le defensive end vers l’extérieur – personne ne met un doigt sur le runningback. Opter pour man to man contre ces formations serrées est parier sur la capacité du front à arrêter lui seul le jeu au sol et témoigne d’une confiance dans les capacités relatives de ses defensive backs contre les receveurs adverses. Opter pour zone est la solution conservatrice. C’est permettre à plus de défenseurs d’être impliquer dans la défense sol mais s’exposer au play pass (jeu de passe précédé par une feinte de course) – dans la deuxième vidéo regardez comment les linebackers sont affectés par la feinte et donc pas en mesure de défendre une passe qui attaque leur zone.

Rams Play Action

Conclusion

Coach Belichick a déjà élaboré son plan. Peut-être aurait-il déjà décidé que Jared Goff est le maillon faible et que pour gagner les Rams devront compter sur un match exceptionnel de sa part. Le Super Bowl : scène impitoyable qui sert comme rampe de lancement ou porte de sortie.

 

 

 

La force de la jeunesse.

Arrivant tout droit de notre équipe junior pour sa première saison en équipe élite, l’imposant Emmanuel Kabengele s’apprête à faire ses débuts dans la cour des « grands ».

Bien évidemment grâce à son physique mais aussi grâce à son expérience du jeu, le jeune Seahawks sera d’une grande aide sur la ligne défensive du coach Lomet, et un homme à ne pas sous-estimer pour nos adversaires.

 

– Salut Manu, pour commencer présentes-toi en quelques mots ?

Hallo hallo je m’appelle Emmanuel Kabengele, 19 ans. 1m90 pour 110 kg. Je suis né en Suisse mais je suis originaire du Congo, Cadet d’une famille de 6 enfants. Je joue en ligne défensive. J’ai été Défensive Mvp en Junior 2018.

 

– Raconte-nous ton expérience de foot. Depuis quand joues-tu et où as-tu joué ?

-J’ai fait ma première saison en U16 2015 dans l’équipe de Berne Grizzlies comme Running Back. En 2016 j’ai joué ma première saison en U19 mon équipe a terminé 3ème du championnat.

Pour la saison 2017 j’ai dû changer de poste de Running Back en D-Line vu ma grande taille, et cette année-là nous avons gagné le championnat Suisse.

En 2018 j’ai déménagé à Genève pour raisons personnelles, je suis venu rejoindre les Seahawks, une belle saison malgré la défaite en finale nous sommes vice-champions avec un record de 11 victoires et 1 défaite.

 

– Comment te sens tu dans cette nouvelle équipe, et avec ce nouveau challenge qu’est la LNA ?

– J’avais déjà familiarisé avec les joueurs élites pendant la saison en Junior je me suis donc tout de suite senti intégré dans l’équipe. Je ne pense pas qu’il y ait un meilleur endroit pour moi pour jouer cette saison. J’ai hâte de rencontrer les autres équipes et particulièrement Calanda et Berne.

 

Qu’espères-tu du football dans ton avenir ? 

– Après la saison Junior j’ai fait un séjour aux États-Unis,  mon but est de recevoir une bourse sportive pour le niveau Universitaire.


Que peut-on te souhaiter pour ta première saison en élite?


– J’espère avoir beaucoup de temps de jeu car je travaille très dur. Et pour l’équipe je souhaite qu’on dispute au moins encore une fois le Swissbowl et le bonus serait de le gagner.


L’ensemble de l’équipe des Geneva Seahawks te souhaite la bienvenue en élite ainsi qu’une grande réussite sportive à Genève comme ailleurs.