Catégorie : Parlons Foot US

John Vacas affronte la Turquie.

Dans l’effectif genevois depuis maintenant 3 ans, le DB en provenance de La Côte était une nouvelle fois dans le roster Espagnol.

Jonathan Vacas avec le N°33

Après de très bonnes saisons au sein des Geneva Seahawks, Jonathan Vacas a été sélectionné l’an dernier pour intégrer l’équipe nationale espagnole. C’est donc sous les couleurs rouge et jaune que John a affronté la Turquie, ce samedi 26 Octobre, à Madrid.

Match à suspense

Dans un match très serré, c’est finalement l’Espagne qui s’impose sur le score de 30 à 25 contre une équipe Turque qui avait la possibilité de remporter ce match dans les dernières actions.

Tout au long de la rencontre, le DB John Vacas à littéralement verrouillé son adversaire en ne concédant que 14 petits yards et ce, en toute fin de match.

Toute l’équipe des Geneva Seahawks félicite John pour sa sélection et sa performance.

Seahawks Family

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Ice Bowl – épilogue

La règle NFL 12, section 1, article 4a, interdit tout joueur offensif d’assister directement le porteur de balle dans sa progression. Chuck Mercein s’attendait à recevoir la remise de Bart Starr et s’est donc retrouver directement derrière ce dernier lors de sa poussée vers la ligne de but. Ne voulant surtout pas se faire pénaliser, Mercein a simplement lever ses bras, un peu comme le méchant “catcheur” qui montre ses mains et par conséquent son innocence !

Ice Bowl III

Seulement 364 jours après leur clash en finale NFL à Dallas, les Cowboys et les Packers allaient remettre l’affaire, cette fois à Green Bay.

Green Bay est une ville située aux abords du Lac Michigan, un des cinq grands lacs d’Amérique du Nord. Grand lac parce qu’étant seulement le troisième des cinq en termes de superficie, il est tout de même 100 fois plus grand que le Lac Léman ! En hiver, ces lacs proposent un régime météorologique intéressant à leurs villes attenantes, oscillant souvent entre un temps glacial et sec ou plutôt modéré et neigeux. Pour ce weekend du 30 décembre 1967, la météo prévoyait un temps froid et on pensait bien connaître le froid dans ce coin du pays. On y été tellement habitué que le printemps précédant, le coach Lombardi, dans un geste bien avant son temps, avait investi $80 000 dans un système de chauffage sous terrain spécialement pour ces matchs d’hiver. Lombardi n’était pas du genre à laisser les choses au hasard dans sa quête d’un autre titre NFL.

Mais Dame Nature réservait une grande surprise qui allait tester les limites de tous les protagonistes, système de chauffage inclus. Au réveil le thermomètre indiquait -25°C avec un facteur vent de -43°C ! Le chauffage rendit l’âme dans la nuit, laissant des plaques de terre gelées un peu partout. Jusqu’à l’échauffement, plusieurs joueurs croyaient que le match serait annulé mais il n’en fût jamais question. Aujourd’hui, les joueurs bénéficient de bancs chauffés mais à l’époque il n’y avait rien de ce genre. Même les collants iso-thermiques n’existaient pas et peu de joueurs portait des gants. Il faillait se rabattre sur des multiples couches de sous-vêtements voire une cagoule sous le casque. Rien ne pouvait empêcher que quelques joueurs soient traités pour des gelures après trois heures dans ces conditions glaciales.

Pendant les trois quart-temps, et presque la totalité du quatrième, les équipes ont livré un combat à l’image des conditions – les avancées étaient difficiles et la balle avait plus l’allure d’une pierre que d’un engin gonflé recouvert de cuir.  Le score était 17-14 en faveur de Dallas quand Green Bay prit possession à leur ligne de 32 avec 4:50 minutes restant à jouer.

Les circonstances de la vie nous jouent constamment des tours, parfois pour le bien et parfois pour le pire. Chuck Mercein était un runningback vedette à l’Université Yale et fut sélectionné à la 31ème place par les New York Giants lors du repêchage NFL de 1965. Après avoir été le porteur de balle le plus productif des Giants lors de sa deuxième saison, il fut relâché au début de la saison de 1967. Etant obligé de continuer dans une petite ligue semi-professionnelle, Mercein se sentait humilié mais ce sentiment allait vite disparaître. Peu de temps après, et suite à une journée de tests physiques, il reçut une offre des Redskins de Washington. N’ayant pas formellement signé un contrat, il restait agent libre quand, à son retour à New York, un appel de Vince Lombardi allait changer à jamais sa vie. Quelques semaines plus tard, Mercein se retrouvait partant dans le plus gros match de sa carrière et a directement accumulé la moitié des 68 yards de ce dernier drive.

1ère & 10 : Passe courte de Starr au runningback Anderson, gain de 6 yards.

2ème & 4 : Course de Mercein pour 7 yards

1ère & 10 : Passe complétée à Dowler pour 13 yards et les Packers sont en territoire adverse. Mais cet élan fut effacé en parti sur le jeu suivant quand Anderson a perdu 9 yards sur un débordement. La situation est maintenant 2ème et 19 avec la balle sur les 49 de Green Bay. Anderson s’est racheté sur les deux jeux suivants lorsqu’il a attrapé deux passes courtes de Starr, les transformant en des gains de 12 et 9 yards.

1ère et 10 sur les 30 yards de Dallas ; il restait 1 minute 35 secondes à jouer.  L’acquisition de Mercein allait se justifier quand il effectua une réception difficile sur une autre courte passe de Starr et gagna 19 yards en longeant la touche avant de sortir. Après un autre jeu au sol et un court gain, les Packers ont un 1er essai à un yard de la zone d’embut des Cowboys. Remise directe à Anderson pour aucun gain – timeout Packers. Il reste 20 secondes. Une autre remise directe à Anderson qui glisse sur une plaque de glace en prenant la balle ; il réussit avec difficulté à ne pas perdre des yards. Les Packers utilisent leur dernier timeout ; il reste 16 secondes. Starr va au banc à la rencontre de Lombardi. Ce quarterback vétéran, avec la confiance totale de son coach, vient d’appeler tous les jeux sur cette série. Starr suggère « Brown Right, 31 Wedge », un jeu au sol direct au centre avec le Fullback comme porteur. Appeler un jeu au sol était un « All in », il n’y aura pas de suite. Les Packers seront champions ou ils ne le sauront pas. Starr connaissait bien son coach pour avoir passé les 9 dernières saisons sous ses ordres. Il savait qu’un jeu direct au sol incarnait la philosophie de Lombardi ; pas question d’être fin, tout allait se résumer à la confrontation physique entre les deux lignes et l’exécution offensive des Packers – pure Lombardi. Mais ce que personne ne savait est que Starr n’avait aucune intention de remettre la balle à Mercein, même ce jeu simple devenait compliqué au vu des conditions. Si le Fullback glissait avant de prendre la remise tout serait fini. Starr allait lui-même conserver la balle et suivre les bloques.

Cette photo est l’une des plus mémorables dans l’histoire de la NFL. On voit bien le Fullback Mercein (N°30) avec ses bras en l’air, mais contrairement à ce qu’on pourrait croire, il ne célébrait pas le touchdown. Que faisait-il ?

 

 

Ice Bowl II

Avant l’arrivée de Lombardi en 1959, les Packers avaient passé 14 saisons consécutives sans participer aux séries éliminatoires. Le coach héritait quand même d’une escouade talentueuse qui ne performait simplement pas à la hauteur des ses capacités – ce problème a vite été remédié. Dès sa première année Lombardi a mené les Packers à une fiche de 7 victoires contre 5 défaites en établissant les bases d’une méthode qui permettrait aux Packers de dominer la NFL jusqu’en 1967. En effet, sur 8 saisons (de 1960 à 1967), Green Bay a terminé soit premier ou deuxième du classement avec une fiche cumulative de 82-24. Pendant ce temps, ils ont été couronnés champions NFL à cinq reprises, incluant les deux premiers Super Bowls.

En 1966, l’équipe possédait toujours l’ossature de ses années fastes, mais elle était vieillissante et fatiguée. L’équipe gagnait grâce à son expérience et à son savoir-faire, les deux durement acquis sous les ordres de leur entraineur exigeant et perfectionniste. Les Packers étaient porté par une défensive dominante (seulement 163 points accordés en 14 matchs) et ont largement remporté la conférence ouest de la NFL. Dallas, par contraste, avait mangé son pain noir depuis la création de l’équipe en 1960. Une première saison de 0 victoire a été suivie par cinq autres saisons sans fiche gagnante ; c’est seulement en 1966 que l’équipe a enfin réussi à conjuguer tous ses atouts en remportant 10 matchs et une place en finale NFL devant les Packers.

Lombardi et Landry s’étaient affrontés à trois reprises depuis 1960 et les Packers avaient largement dominé ces rencontres – le score cumulatif étant 99 à 31. Les contrastes entre ces deux équipes miroitaient surtout les personnalités de leurs coachs : discipliné, rodé et méthodique pour Green Bay, créatif, innovateur et spectaculaire pour Dallas. Mais en 1966 ces équipes évoluaient sur des trajectoires opposées, ce n’était qu’une question de temps avant que les Cowboys prennent le dessus et les opportunités n’allaient pas manquer car leurs destins allaient se croiser à deux reprises en moins d’un an lors des finales NFL. Malheureusement pour les Cowboys, les résultats allaient juste cimenter la légende des Packers sous Lombardi dans le folklore du Football Américain.

Le 1er janvier 1967, le Cotton Bowl à Dallas

Les Packers marquent les 14 premiers points du match et malgré le fait qu’ils n’aient jamais relâché l’avance, avec seulement 2:12 à jouer, les Cowboys avaient la balle et seulement 47 yards à franchir pour égaliser (le score était de 34 à 27). Trois actions plus tard, Dallas se trouvait avec une première tentative sur les 2 yards des Packers. Course au centre, gain de un yard :  2ième et 1. Faux départ, Dallas : 2ième et 6 de la ligne de 6. Passe échappée : 3ième et 6. Passe complétée mais en déça de la zone de but : 4ième et 2 sur les 2 yards. Sur le jeu déterminant, les Cowboys optent pour un Roll Out (passe avec le quarterback en mouvement) mais rapidement le quarterback Don Meridith s’est retrouvé enveloppé par le blitz spontané et improvisé du linebacker Dave Robinson et a juste réussi à balancer une passe inespérée et facilement interceptée par les Packers.

Dallas dernier jeu

364 jours plus tard – partie remise à Green Bay pour un clash d’anthologie…à suivre

Ice Bowl

Il y a parfois des affrontements dans le sport qui, malgré le fait qu’ils soient déjà très anticipés, arrivent quand même à dépasser toute attente. La finale NFL de la saison 1966 opposant les Green Bay Packers au Dallas Cowboys fut un de ces matchs.

La période d’après guerre a vue la popularité du Football Américain s’accroitre considérablement aux Etats-Unis. Le GI Bill a permis un retour aux études pour beaucoup de vétérans qui ont rapidement étoffé non seulement les classes universitaires mais aussi les effectifs de Football Américain. La victoire en Europe, la confiance en l’avenir, le nouveau positionnement du pays sur l’échiquier mondial, le règne de l’ordre dans la société, le conservatisme ambiant et une certaine admiration pour le rôle du militaire ont ensemble contribué à créer un terrain propice à l’expansion de ce sport – activité qui renvoyait bien les valeurs de l’époque.

Vince Lombardi était le fils d’Enrico Lombardi, né en Italie mais newyorkais à partir de 1892, l’année de ses deux ans. Enrico, devenu Harry pour diminuer les références à ses origines, a incarné le rêve américain. A trente ans il était marié, père de deux enfants (trois autres allaient suivre), copropriétaire d’une entreprise de distribution de viande et avec sa famille habitait une maison dans l’arrondissement de Brooklyn. Vincent, l’ainé de la famille et par extension le premier garçon, fut élevé à la dure selon l’éthique de travail de son père. La famille et la vie dans une grande ville bouillonnante ont eu leur part d’influence sur la personnalité grégaire de Lombardi, le futur coach. Après ses études et quatre années avec l’équipe universitaire de Fordham (à New York), Lombardi a commencé son parcours dans le coaching; un parcours qui, débutant à une école privée catholique dans le New Jersey et passant par son Alma Mater Fordham au collège militaire d’Army, aboutirait en 1954 par sa nomination au poste de coordonnateur offensif des New York Giants de la NFL.

 

Tom Landry est né à Mission, Texas en 1924. Troisième enfant d’un père mécanicien, sa personnalité était aux antipodes de celle de Lombardi. D’un côté un créatif introverti et protestant de petite ville du sud ; de l’autre côté, un catholique méthodique et extraverti d’une grande ville du nord. Alors que la carrière de joueur de Lombardi s’est arrêté après ses années universitaires passées au poste de Guard sur la ligne offensive de Fordham (les prouesses de cette ligne ont quand même inspiré le surnom des quatre blocs de granit), celle de Landry était chancelante depuis son début. En tant que quarterback, il a mené Mission High School à une saison invaincue qui les a vu marquer 322 points sans en encaisser un seul ! De Mission, Landry est parti à l’Université de Texas quand, après seulement une session, il a rejoint le U.S. Air Army Corps en 1942 et, deux ans plus tard, aurait participé à plus de 30 missions de combat en tant que co-pilote d’un B17 lors de la guerre en Europe. A son retour aux Etats-Unis, Landry a repris ses études à l’Université de Texas et, bien sûr, a retrouvé le terrain en tant que defensive back et running back pour ses mêmes Longhorns. Son jeu lui a permis de rejoindre l’effectif des New York Giants en 1950 et, grâce à sa compréhension hors norme des tactiques, il s’est vu confié le poste de coordinateur défensif dès 1953 alors qu’il était toujours joueur.

L’arrivée de Lombardi en 1954 allait réunir pour une période de cinq saisons deux des plus grands coachs dans l’histoire du Football Américain.

En 1959, Lombardi allait quitter New York pour prendre la barre des Green Bay Packers et, un an plus tard, Landry faisait de même pour devenir le premier Head Coach dans l’histoire des Dallas Cowboys. Le premier janvier 1967 ces deux hommes s’affronteraient dans un match mythique connu simplement comme le “Ice Bowl”

…à suivre

AFL, NFL et Super Bowl

Tout le monde qui suit le moindrement le Football Américain sait que le match culminant s’appelle le Super Bowl mais peu connaissent l’historique de cet événement. Au départ, la finale de la NFL ne portait aucun nom spécial – on l’appelait tout simplement le Championship game. En 1960, la AFL ou American Football League a vu le jour. Cette ligue serait en compétition directe avec la NFL en tant que deuxième ligue professionnelle en Amérique. Contrairement aux autres tentatives de concurrencer la NFL, celle-ci s’est montrer plus tenace en séduisant plusieurs vedettes universitaires dès sa création. Les premières années de coexistence étaient loin d’être cordiales, mais la réalisation que cette ligue rivale n’allait pas disparaitre aussitôt a obligé les dirigeants de la NFL à changer de cap pour envisager un partenariat éventuel avec l’ennemi. Après de longues négociations, il fut convenu que les champions des deux ligues s’affronteraient dans un match ultime pour décider de la meilleure équipe du monde. Ce match a été baptisé Super Bowl par Lamar Hunt, alors propriétaire des Chiefs de Kansas City, en clin d’oeil au jouet de ses enfants qui portait le nom de Super Ball (une balle en caoutchouc dure qui rebondissait très haut si on la projetait au sol) et aux matchs universitaires de fin de saison. Donc, pendant quatre ans et jusqu’à leur fusion qui a vu naître la conférence américaine et la conférence nationale, les seuls affrontements entre ces deux ligues étaient au Super Bowl !

Comme attendu, ces deux premiers matchs étaient sans suspens – les Packers de Green Bay, champions NFL, n’ont fait qu’une bouchée des Chiefs et des Raiders. Le 12 janvier 1969 tout allait changer. Quatre ans auparavant, les New York Jets ont véritablement choqué l’establishment sportif américain en signant le quarterback de l’université d’Alabama, Joe Namath, pour la somme astronomique de $427 000 (sur trois ans). Namath, considéré par Bear Bryant comme le meilleur joueur qu’il avait jamais entrainé à Alabama, était doté d’un bras canon et, plus important, d’un charisme hors du commun et de taille pour la ville de New York. Alors que les Baltimore Colts étaient donnés largement favoris, Namath a osé garantir la victoire des Jets et quelques jours plus tard a tenu parole en menant son équipe à une victoire historique, le premier titre d’une équipe provenant de la AFL.

En 1970, la fusion longuement préparée a vu le jour et pour la première fois les équipes de l’ancienne AFL affrontaient les équipes de la grande ligue en saison régulière.

“The Snake”

Ken Stabler (surnommé Snake) était le premier quarterback gaucher à remporter un Super Bowl, aux commandes de l’attaque des Raiders d’Oakland lors de leur victoire au Super Bowl XI. Plusieurs années auparavant, c’est ce même Stabler qui a infligé une défaite historique à Don Sutton, dans les rangs du sport high school dans l’état d’Alabama. Stabler, un bon vivant très apprécié par ses coéquipiers, était connu autant pour ses virées hors terrain que pour ses prouesses sur le terrain !

La main faible ?

Pendant longtemps les athlètes gauchers ont subit la discrimination des entraineurs pour des raisons souvent irrationnelles, malgré qu’au baseball il est complètement logique de ne pas voir des gauchers en avant-champs (à part au poste de premier but). L’explication attendra !

Au Football Américain, on croyait que les receveurs ne pouvaient pas attraper une balle qui tournait à l’inverse de la rotation normale du passeur droitier !  Malgré le fait que plus de 10% de la population soit gaucher, 22 saisons NFL se sont écoulées avant que Frankie Albert devienne le premier gaucher à percer au poste de quarterback. Par la suite, seulement six autres ont franchi le cap avant 1970 et le chiffre final ne dépasse toujours pas 50.

Sans aucun doute le meilleur de tous fut Steve Young qui a porté les couleurs des Tampa Bay Buccaneers et des 49ers de San Francisco entre 1985 et 1999.

Don Sutton a remporté plus de 300 matchs en tant que lanceur au Baseball professionnel. Ce membre du Baseball Hall of Fame et natif d’Alabama n’a perdu qu’à une seule reprise pendant ses années de High School ;  cette défaite était face à un lanceur qui, six ans plus tard, a commencé une grande carrière NFL où il est devenu le premier quarterback gaucher à gagner un Super Bowl. Qui est-ce ?

Au royaume des géants…

Le quarterback NFL est sans doute l’athlète professionnel le plus analysé et assujetti au scrutin intense et constant de la part des médias et des supporteurs.

Depuis 1978 et la libéralisation des règles encadrant les techniques de protection de passe, la NFL a véritablement franchi le dernier cap important dans l’évolution du jeu de passe et par conséquent a propulsé plus que jamais le quarterback sur l’avant scène. Le NFL a un style de jeu propre à elle et malgré qu’on a pu voir quelques modes tactiques passagères sur les années, rien n’a déplacé le quarterback du rôle prépondérant qu’il pèse sur la productivité offensive de son équipe. Et quoi que l’on puisse penser, il exerce ce poids de par son leadership et sa capacité de gérer l’attaquer aérienne. Plusieurs quarterbacks qui étaient des coureurs sensationnels à l’université ont vite compris que leur carrière chez les pros passerait par leur bras et par une utilisation parcimonieuse de leurs jambes. Parfois cet apprentissage est long et douloureux – pensez à RG III !  Pour lancer depuis derrière un mur d’hommes immenses (la moyenne NFL pour un joueur de ligne offensif est de 1m96 et 143 kgs) il est clair qu’être grand est avantageux. Peyton Manning mesurait 1m96 ; Tom Brady 1m93 ; Cam Newton 1m96 et même Aaron Rodgers fait 1m88. En Amérique, là où la taille est toujours mesurée en pieds, un homme est généralement considéré grand quand il mesure plus de six pieds (1m83). Avec ce seuil comme référence, qui sont donc les quarterbacks de taille “normale” qui sont devenus les élèves brillants de leur classe ?

Commençons par l’époque actuelle:

 

Drew Brees (New Orlean Saints),vainqueur d’un Super Bowl et auteur de plus de 66 000 yards par la passe sur 16 saisons NFL, mesure exactement 1m83 – grand pour un citoyen lambda mais taille “compact” pour un quarterback professionnel.

Russell Wilson, également gagnant d’un Super Bowl, quand à lui ne fait que 1m79.

Qui sont les meilleurs “petits” quarterbacks dans l’histoire de la NFL ? Sans faire une liste exhaustive, les joueurs suivants sont surement incontournables :

Doug Flutie – à seulement 1m75 ce diplômé de Boston College (1983) possédait un bras canon.

Vainqueur du “Heisman Trophy” en 1984, il a lancé pour plus de 58 000 yards en trois ligues professionnels (NFL, USFL et CFL) dont 6 619 (!) sur une saison (BC Lions, CFL 1991).

Joe Theismann (1m83) a lui aussi fait un passage à la CFL où il a remporté la Coupe Grey aux commandes des Toronto Argonautes.

A son retour NFL avec les Washington Redskins, il a été utilisé en tant que punt returner avant de devenir leur quarterback partant. Theismann a été nommé NFL MVP en 1983 et a remporté Super Bowl XVII.

Len Dawson (1m82) est membre du Pro Football Hall of Fame.

Il a mené les Chiefs de Kansas City à une victoire au Super Bowl IV où il a été nommé MVP de la rencontre.

Sonny Jurgensen (1m80) a lancé pour plus de 32 000 yards dans la NFL.

Il a été couronné meilleur passeur à cinq reprises.

Fran Tarkenton (1m82) a participé à trois Super Bowls aux commendes de l’attaque des Vikings de Minnesota.

Ce MVP NFL (1985) a lancé pour plus de 47 000 yards et a été nommé à 9 Pro Bowls.

 

Mais en terme de taille, Eddie LeBaron reste la tête de classe – à seulement 1m70 il a accumulé plus de 13 000 yards par la passe sur une carrière de 13 saisons et a été nommé au Pro Bowl à quatre reprises. Recrue de l’année de la NFL en 1952 il a la distinction d’avoir marqué le premier TD dans l’histoire des Dallas Cowboys lors d’un match de pré saison en 1960.

Tous, à leur façon, ont donné sens au dicton : dans les petits pots, les meilleurs onguents”.