Interview de Mateo Horber: “Je veux gagner le plus de titre possible avec mon équipe”

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La saison 2019 des Geneva Seahawks est celle de la confirmation. Après avoir retrouvé la LNA en 2017, les Genevois restent sur une finale nationale en 2018. L’objectif de Larry Legault et ses joueurs est à nouveau de se battre pour le titre cette saison.

Les Geneva Seahawks peuvent compter sur un grand nombre de joueurs performants dans leur alignement. Mais il y en a surtout un qui commence à s’imposer comme l’un des meilleurs du pays. Il a 23 ans, il joue receveur de passe et il est actuellement en tête des pointeurs de LNA. Ce joueur, c’est Mateo Horber! Et nous allons faire plus ample connaissance avec celui qui porte le numéro 14 sur le terrain.

Cela fait maintenant 10 ans que tu as commencé le football américain aux Geneva Seahawks. Comment as-tu atterri dans ce sport?

Au début, je faisais du football normal, du soccer. Et c’est mon voisin, Fabien Zamora, un ancien joueur, qui m’avait proposé de venir essayer une fois. Je me suis donc pointé à un entraînement Flag, et ça m’a tout de suite plu. C’est comme ça que j’ai commencé.

Qu’est ce qu’il te plait dans le football américain?

C’est surtout l’esprit d’équipe qui m’a d’abord attiré. Surtout dans notre club où l’on s’apparente plus à une famille qu’à de simples coéquipiers. Ensuite, j’aime le fait que le football américain soit un sport très tactique et carré mais aussi libre dans sa pratique. Il y’a beaucoup de rôles différents et tout le monde peut y trouver son compte.

Aujourd’hui, tu es l’un des meilleurs receveurs de Suisse (Mateo est actuellement 1er scorer de LNA), est-ce un statut que tu assumes?

Oui c’est un statut que j’assume, complètement. J’en suis très fier d’ailleurs. J’essaye à chaque match d’être le plus performant possible et pour l’instant ça marche assez bien cette saison. Mais le plus dur, c’est de se maintenir à ce niveau. Il faut sans cesse travailler car cela ne vient pas tout seul. Le coach est aussi très important dans le développement d’un joueur. Car après chaque match, il y a toujours des corrections à faire, et je suis très loin d’être parfait. Néanmoins, je suis content du niveau auquel j’évolue cette saison.

Quels sont tes objectifs dans le football américain?

Je veux gagner des titres avec mon équipe, premièrement. Et à voir les portes que cela pourrait m’ouvrir par la suite. Comme par exemple avoir une expérience dans une autre équipe européenne. Je suis quelqu’un qui aime beaucoup voyager donc si j’arrive à conjuguer football et voyage en même temps, ça serait magnifique. Mais cela est de la musique d’avenir, on verra pour la suite.

Et avec les Geneva Seahawks?

Comme dis avant, je veux gagner le plus de titre possible avec mon équipe. Cela fait 3 ans que l’on est en LNA, et on ne cesse de monter en puissance. Il nous manque qu’une seule marche à gravir, et c’est sûrement la plus difficile, celle de gagner un championnat national. Ça serait vraiment génial. Et puis par la suite, j’aimerais beaucoup pouvoir représenter mon club de coeur dans une compétition européenne. Mais on doit briller en Suisse avant de penser à l’Europe.

Tes bonnes performances t’ont ouvert les portes de l’équipe nationale de football américain en 2018. Raconte nous cette expérience.

C’était une expérience très sympa. On a fait deux camps en fin d’année dernière, j’ai beaucoup aimé. Cela m’a permis de rencontrer beaucoup de personnes et en plus j’ai été sélectionné pour la suite. Ce qui constitue une grande fierté pour moi. Maintenant, avec l’équipe nationale, on a deux matches en septembre pour une qualification aux prochains championnats d’Europe. On joue contre l’Autriche puis contre l’Italie. J’ai vraiment hâte de représenter mon pays contre ces deux grandes nations européennes. Et aussi de jouer avec de nouveaux joueurs, ce qui sera également un challenge. Ce sont de futures expériences dont je me réjouis et j’espère qu’elles seront positives et couronnées de succès.

Qu’est ce que le football américain t’a apporté dans ta vie?

Je dirais qu’il m’a apporté une deuxième famille. On a la chance aux Seahawks d’avoir un groupe qui est très soudé et beaucoup sont des potes pour la vie quoi. Comme des frères. On part en vacances ensemble, on fait la fête ensemble et pleins d’activités toujours ensemble. Après, au niveau personnel, on apprend à travailler en équipe, les uns pour les autres. Je pense que le football américain est LE sport d’équipe par excellence. Il y a besoin des 11 joueurs pour que ça marche. Et ça, on ne peut le comprendre qu’en le pratiquant.

Cela fait 10 ans que tu es aux Geneva Seahawks, tu as joué dans toutes les catégories, que penses-tu de l’évolution du club?

C’est vrai que j’ai commencé par le flag (football sans contact, 3 titres nationaux), ensuite j’ai fait 4 ans avec les juniors du club. 4 belles années récompensées par un titre lors de ma dernière saison. Il ne manque que le titre avec l’équipe élite pour vraiment avoir tout gagné avec les Seahawks (rires). Au niveau de l’évolution du club, on voit que ça a beaucoup changé. L’organisation des entraînements, les infrastructures où même la gestion du club, tout est devenu beaucoup plus sérieux, tout s’est professionnalisé. Le tournant à clairement été l’arrivée de Larry Legault. Il a amené son expérience et s’est parfaitement intégré aux équipes mais aussi dans les objectifs du club. Avant d’être compétitif sur le terrain, il faut l’être en dehors pour permettre aux joueurs d’évoluer dans les meilleures conditions possible. Et ça, le comité l’a compris et c’est pour cela que l’on progresse d’année en année. On espère que tout continue dans cette direction.

Les U19 champions Suisse en 2015

Est-ce facile de conjuguer sport de haut niveau et vie professionnelle?

Non ce n’est pas facile. Le football prend beaucoup de temps. On a 3 entraînements par semaine, plus un match, plus les séances de fitness etc. Au final, cela fait beaucoup d’heures de sport par semaine surtout quand on travaille à 100% à côté comme c’est le cas pour moi. Cela engrange beaucoup de fatigue et faut savoir gérer tout ça. Mais comme dit l’expression; “Quand on aime, on ne compte pas”.

Pour finir, as-tu un mot pour les supporters qui liront cet interview?

Déjà, ça fait super plaisir d’avoir un petit club de supporters très motivé. En plus vous êtes présents à tous les matches à la maison et même ceux à l’extérieur. J’espère qu’on aura encore plus de soutien lors de la ½ finale de playoffs. On a besoin de vous comme 12e homme pour faire le plus de bruit possible. Vous êtes vraiment au top et on vous adore!


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